Cyberculture mon amour

Jacques Derrida avait raison. tot ou tard l'humain ne sera qu un ramassis de circuits imprimés qui pisse et qui chie. aujourd'hui je franchis le pas, pour le plus grand bonheur de l'humanité médusée. je deviens le cyborg des mythes post modernistes, avec une partie de moi desormais archivée dans une putain de carte mére quelque part dans le monde.
je profiterais de ce lieu d expression pour evacuer mon fiel proverbial (spéciale dedicace au mitter: va t'faire enculer gros) et ainsi me soulager d'un poids que je supporte depuis trop longtemps.
ici, foin d analyse pompeuse sur telle ou telle situation merdique, foin de faux semblants, de langue de bois, d'indignation feinte. l'expression de ma revolte est personnellement salutaire et ne regarde que moi.



"allez au diable, je m'appelle Samuel Hall, je vous deteste tous."

lundi 24 décembre 2007

Le gonzo reportage en action



Dakar-Ziguinchor

Il faut sans doute se colleter avec ces 12 heures de diag ndiaye pour pouvoir un jour prétendre être un homme. 30 personnes entassées dans 10m², un espace vital réduit a sa plus simple expression, les gaz d’échappement en direct dans la cabine, et un chauffeur que l’on a immanquablement envie de claquer au bout d’un moment. Après 4 heures de ce traitement digne des pages les plus sombres de notre histoire, cet abruti arrive visiblement dans son patelin de naissance. Le temps pour lui d’envoyer quelques nangadef bien sentis, de faire des courses chez son pote et de nous laisser en plan sous le soleil de Kaolack, accompagnés des mouches de cet endroit aux confondantes allures de ville de merde. Faire la route est aussi pour nous l’occasion de rencontrer les autorités locales. Le Sénégal possède en effet une conception très aboutie du rôle de policier, gendarme, militaire et autres marioles en uniforme-lunettes de soleil pour faire plus classe. Arrêté 2 fois par heures en moyenne, le flic se pointe avec un air important, demande les papiers, jette un coup d’œil professionnel dans la cabine, et laisse repartir le car comme si de rien était. Il empochera fièrement au passage un billet de mille francs et continuera son travail d’utilité publique toute la journée, sauf bien sur à l’heure de la sieste.

Banjul

Gambie, putain de Gambie. Qu’est ce qu’on foutait encore en Gambie. 2 heures qu’on poireaute sous le cagnard, au bord d’un fleuve vaseux et puant. La sueur qui dégouline sur les visages, les guêpes qui rodent avidement autour des tas d’ordures, cette putain de poussière rouge qui colle à la langue, et ce pays de merde qu’a rien à foutre là où il est…

Elinkmine

Notre gonzo journaliste et son fidèle assistant, qui préféreront pour l’occasion garder l’anonymat et que nous appellerons pudiquement Pierre Bissap et Steven Bouye, choisissent Elinkine, Casamance, comme lieu de leurs investigations. Avec pour objectif avoué un reportage sur la pêche au requin. Guidés par leur sens aigu de l’enquête, nos héros se rendent au débarcadère dans l’espoir de rencontrer un de ces valeureux pêcheurs. Ici, nos reporters sans peur et sans reproches font la découverte d’une curieuse spécialité culinaire : la raie pourrie. Raie guitare s’il vous plait. Une odeur simplement indéfinissable, en tout cas sacrément atroce, entrant haut la main dans le top trois des odeurs gerbantes. Et une question, la plus journalistiquement pertinente de la journée : « mais comment vous faites pour bouffer ça ? – Boaf c’est les ghanéens, ils sont pas comme nous ». Traumatisés par cette expérience viscérale, les deux B décident dans un sursaut de lucidité, d’aller boire au Fromager, camp de base de cette ambitieuse expédition.
Plus tard, attirés par le son d’une musique étrange, nos courageux amis se retrouvent au beau milieu d’une folle soirée. Rarement motivé par la perspective de draguer des gamines de 13 ans, Steven Bouye prend stratégiquement position entre le bar et la sortie de secours, tandis que Pierre Bissap, aventurier du réel, entame un zouk digne des plus enflammées boumes de colonies de vacances. Il viendra plusieurs fois motiver son compère dans l’espoir de le sortir de sa catatonie. Extraits : « Mais vas y prends en une, elles sont là pour ça, tu vas bander ! » ou encore « c’est bon de frotter sa bite contre la cuisse d’une sénégalaise ». Finalement, Bissap repartira avec la nièce du propriétaire du Fromager, et Bouye, résistant à la crise cardiaque lorsque la demoiselle lui avoua sans sourciller être en quatrième, succombera à la pédophilie ambiante.
Handicapés par les pannes de réveil à répétition, nos journalistes au jus de fruit prennent sagement la décision d’aller glander 3 jours à la plage, histoire d’enterrer définitivement un reportage déjà mal barré.

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