Cyberculture mon amour

Jacques Derrida avait raison. tot ou tard l'humain ne sera qu un ramassis de circuits imprimés qui pisse et qui chie. aujourd'hui je franchis le pas, pour le plus grand bonheur de l'humanité médusée. je deviens le cyborg des mythes post modernistes, avec une partie de moi desormais archivée dans une putain de carte mére quelque part dans le monde.
je profiterais de ce lieu d expression pour evacuer mon fiel proverbial (spéciale dedicace au mitter: va t'faire enculer gros) et ainsi me soulager d'un poids que je supporte depuis trop longtemps.
ici, foin d analyse pompeuse sur telle ou telle situation merdique, foin de faux semblants, de langue de bois, d'indignation feinte. l'expression de ma revolte est personnellement salutaire et ne regarde que moi.



"allez au diable, je m'appelle Samuel Hall, je vous deteste tous."

samedi 29 décembre 2007

Les aventures du réel


"Et ils repartirent accomplir de sinistres exploits,
dignes des annales de la turpitude"
Bissap suite.

De retour à Dakar, Pierre Bissap, le journaliste à 100 à l'heure, continue sa course folle vers la vérité et les gonzesses. Entrainant une fois de plus Steven Bouye son fidéle assistant dans une combine Bissapement foireuse, nos deux compéres survitaminés s'attablent au Caesar Paris New York Dakar cherchez l'erreur en compagnie de quatre demoiselles pas majeures du tout. Passé le cap des gloussements d'usage, la conversation peu enfin battre son plein
"Sinon?
-Dakar c'est trop la galère genre pour trouver des fringues de marque.
-C'est clair
-On peut se voir demain aprés midi?
-Je suis déjà sorti plein de fois cette semaine... faut qu'j'demande à ma maman."
Plus tard, Bouye livré à lui même devant trois gamines de la haute société dakaroise est toujours sur la bréche, hésitant encore entre fou rire et folie meurtriére.
"Ouais ben moi je préfére jeter mes swing gum dans du papier pasque comme ça c'est plus cool pour les gens qui nettoient
-C'est bien d'avoir des convictions à ton âge."
Sur le chemin du retour, Bissap passe la seconde et attrape courageusement la main de sa promise. Ca y est c'est officiel, ils sortent ensemble. Le public à l'arriére du couple se réjouit et tout le monde se disperse dans le calme.
Nous apprendrons par la suite que pour contacter sa belle, Bissap appelle sa nounou.
La tactique bissapienne a du bon mais elle exige une discipline de fer. Par exemple il n'est pas toujours facile d'identifier son interlocutrice au téléphone, et les gaffes font mauvais genre. Bissap, prophéte en son pays, demande toujours en premier "et t'es où là?", ce qui permet le plus souvent d'éviter les impairs.


La philosophie du bonheur

Quand tu as peur en avion, dis inch Allah.
Quand tu es amoureux, que tu attends le coup de fil, dis elle appelera inch Allah.
Pour les rendez vous, c'est inch Allah.
Dans un bus pourave sur une route pourave avec un conducteur pourave dis on arrivera en vie inch Allah.
Quand Wade fait des travaux à Dakar, ils finiront dans les temps inch Allah.
Si tu es en pleine montée et que tu écoute silver mount zion, dit je ne vais pas devenir cinglé inch Allah.
Ne te soucie plus de savoir si tu vas manger demain, dis juste inch Allah.
Si tu en as plein le cul, dis ca ira mieux demain inch Allah.

lundi 24 décembre 2007

Le gonzo reportage en action



Dakar-Ziguinchor

Il faut sans doute se colleter avec ces 12 heures de diag ndiaye pour pouvoir un jour prétendre être un homme. 30 personnes entassées dans 10m², un espace vital réduit a sa plus simple expression, les gaz d’échappement en direct dans la cabine, et un chauffeur que l’on a immanquablement envie de claquer au bout d’un moment. Après 4 heures de ce traitement digne des pages les plus sombres de notre histoire, cet abruti arrive visiblement dans son patelin de naissance. Le temps pour lui d’envoyer quelques nangadef bien sentis, de faire des courses chez son pote et de nous laisser en plan sous le soleil de Kaolack, accompagnés des mouches de cet endroit aux confondantes allures de ville de merde. Faire la route est aussi pour nous l’occasion de rencontrer les autorités locales. Le Sénégal possède en effet une conception très aboutie du rôle de policier, gendarme, militaire et autres marioles en uniforme-lunettes de soleil pour faire plus classe. Arrêté 2 fois par heures en moyenne, le flic se pointe avec un air important, demande les papiers, jette un coup d’œil professionnel dans la cabine, et laisse repartir le car comme si de rien était. Il empochera fièrement au passage un billet de mille francs et continuera son travail d’utilité publique toute la journée, sauf bien sur à l’heure de la sieste.

Banjul

Gambie, putain de Gambie. Qu’est ce qu’on foutait encore en Gambie. 2 heures qu’on poireaute sous le cagnard, au bord d’un fleuve vaseux et puant. La sueur qui dégouline sur les visages, les guêpes qui rodent avidement autour des tas d’ordures, cette putain de poussière rouge qui colle à la langue, et ce pays de merde qu’a rien à foutre là où il est…

Elinkmine

Notre gonzo journaliste et son fidèle assistant, qui préféreront pour l’occasion garder l’anonymat et que nous appellerons pudiquement Pierre Bissap et Steven Bouye, choisissent Elinkine, Casamance, comme lieu de leurs investigations. Avec pour objectif avoué un reportage sur la pêche au requin. Guidés par leur sens aigu de l’enquête, nos héros se rendent au débarcadère dans l’espoir de rencontrer un de ces valeureux pêcheurs. Ici, nos reporters sans peur et sans reproches font la découverte d’une curieuse spécialité culinaire : la raie pourrie. Raie guitare s’il vous plait. Une odeur simplement indéfinissable, en tout cas sacrément atroce, entrant haut la main dans le top trois des odeurs gerbantes. Et une question, la plus journalistiquement pertinente de la journée : « mais comment vous faites pour bouffer ça ? – Boaf c’est les ghanéens, ils sont pas comme nous ». Traumatisés par cette expérience viscérale, les deux B décident dans un sursaut de lucidité, d’aller boire au Fromager, camp de base de cette ambitieuse expédition.
Plus tard, attirés par le son d’une musique étrange, nos courageux amis se retrouvent au beau milieu d’une folle soirée. Rarement motivé par la perspective de draguer des gamines de 13 ans, Steven Bouye prend stratégiquement position entre le bar et la sortie de secours, tandis que Pierre Bissap, aventurier du réel, entame un zouk digne des plus enflammées boumes de colonies de vacances. Il viendra plusieurs fois motiver son compère dans l’espoir de le sortir de sa catatonie. Extraits : « Mais vas y prends en une, elles sont là pour ça, tu vas bander ! » ou encore « c’est bon de frotter sa bite contre la cuisse d’une sénégalaise ». Finalement, Bissap repartira avec la nièce du propriétaire du Fromager, et Bouye, résistant à la crise cardiaque lorsque la demoiselle lui avoua sans sourciller être en quatrième, succombera à la pédophilie ambiante.
Handicapés par les pannes de réveil à répétition, nos journalistes au jus de fruit prennent sagement la décision d’aller glander 3 jours à la plage, histoire d’enterrer définitivement un reportage déjà mal barré.

lundi 17 décembre 2007

Son of Sam


On était tranquille on était peinard, on picolait une bibine, le catch est entré dans le bar et c'etait parti pour la grosse mine.
Accompagnés du chauffeur d'un ministre, du cuisinier du président, d'un rappeur en devenir, de l'attaché de presse d'un ministére et de l'incontournable cousin de babakar gueye, nous etions en bonne position pour passer une bonne soirée old school.
Buvons. Discutons un peu politique. Digressons sur la ridicule taille de notre président, sur l'age indeterminé du leur. Disons des trucs de sénégalais ("allez les gars on est tous fréres quoi"). Buvons. Fumons...
A l'issue de quoi, plusieurs interrogations fondamentales surgissent.
Quand on s'installe tranquille quelque part pour boire une binouse, quelqu'un vient il forcement pour mendier une canette? (extension: putain il nous foutent jamais la paix ces cons?)
Les sénégalais sont ils vraiment ce qu ils prétendent être?
Les reunions de négros dégénérent elles forcément en baston générale (sinon en empoignade hargneuse)?

jeudi 13 décembre 2007

Oui oui au pays des bamboulas

Vendredi on a été manger chez une famille sénégalaise. Ils étaient gentils de nous inviter. Mais on a été obligé de manger assis par terre, et en plus tous dans le même plat. Y en a même qui mangeaient avec leur doigts, berk, c’était un peu dégoutant. Nous on a mangé avec des cuilléres, comme quand on était chez grand mére et qu’elle nous faisait du riz au lait. Mais on a pas pu beaucoup manger parce que ca piquait trop. On a bu un peu d’eau dans un seul verre. Elle était pas bonne. Après on a été obligé d’attendre pendant deux heure pour avoir un tout petit peu de thé très très sucré . Pendant ce temps la, on a joué avec les enfants. Il avaient tous beaucoup de crottes de nez. Les adultes ils se sont tous mis sur leur 31 et ils ont été a la priére. C’est drole comme ils font. ils se mettent par terre et se relévent en se tenant la téte des fois. Un peu comme si ils s’étaient cognés. Et des fois ils font ça en plein milieu du trottoir. Ils sont un peu drôle ces africains. Après on est repartis chez nous et on a fait un peu de velo d’appartement. C’était vraiment une journée bien remplie, et haute en couleur.
Bon là je pourrais traduire en anglais pour nos amis anglophones, mais faut pas trop pousser quand même.

mercredi 12 décembre 2007

Dakar


Quand même, je suis en voyage. Il faut en parler un peu.


Dakar, ville de lumiére. mais, sénégalaisement, avec pas mal de coupures de courant.
Dakar le chantier. la plus belle corniche du monde un jour, de l'afrique le lendemain, puis de l'afrique de l'ouest, du sénégal, de Dakar.
Dakar qui entre dans le troisiéme millénaire, avec une autoroute a péage terminée inch allah en 2005. Il y a même des passerelles pour faire traverser les piétons.
Dakar, ses chauffeurs de bus qui s'arretent faire leurs courses. Ses embouteillages a moins dix ans d'esperance de vie par heure. Ses cartes postales de la BCAO, son sens du tourisme, ces gens qui se tiennent la bite en marchant, son odeur de canal IV.
Dakar, c'est la ville des crottes de nez. Jamais d'aussi beaux specimens, à la texture et la couleur incomparables, n'etaient sorti de nos modestes narines toubabes.
Dakar, ville des blanbecs qui font des blogs absurdes. Quelques adresses qui vallent le detour:
http://annabelle.over-blog.org/
http://moya-in-dakar.blogspot.com/
mention spéciale à http://www.djedjeletoubab.com/. Fallait oser quand même.
"Dakar, je l'aime autant que je le deteste". Et des années d'études en école de commerce pour en arriver là.
Dakar, où je vais continuer a me perdre encore un mois.

mardi 11 décembre 2007

La pèche à la palagrotte

Si je vous ai manqué, c’est que j’étais parti dans la brousse. Le temps de découvrir le sens de la vie. Sur le bateau, face a l’horizon, l’heure est propice a la réflexion métaphysique. Nom de dieu de bordel de merde mais pourquoi ca mord pas ? Dans ces instants de profond désarroi on fini toujours par tout remettre en question. Alors que notre ami sénégalais mais néanmoins pêcheur remonte poisson sur poisson, on attend désespérément notre première prise. Et on se prend a croire en dieu. Ou a une certaine forme de destin. La pèche, métaphore de ma vie.