
Cyberculture mon amour
je profiterais de ce lieu d expression pour evacuer mon fiel proverbial (spéciale dedicace au mitter: va t'faire enculer gros) et ainsi me soulager d'un poids que je supporte depuis trop longtemps.
ici, foin d analyse pompeuse sur telle ou telle situation merdique, foin de faux semblants, de langue de bois, d'indignation feinte. l'expression de ma revolte est personnellement salutaire et ne regarde que moi.
"allez au diable, je m'appelle Samuel Hall, je vous deteste tous."
samedi 29 décembre 2007
Les aventures du réel

lundi 24 décembre 2007
Le gonzo reportage en action

Dakar-Ziguinchor
Il faut sans doute se colleter avec ces 12 heures de diag ndiaye pour pouvoir un jour prétendre être un homme. 30 personnes entassées dans 10m², un espace vital réduit a sa plus simple expression, les gaz d’échappement en direct dans la cabine, et un chauffeur que l’on a immanquablement envie de claquer au bout d’un moment. Après 4 heures de ce traitement digne des pages les plus sombres de notre histoire, cet abruti arrive visiblement dans son patelin de naissance. Le temps pour lui d’envoyer quelques nangadef bien sentis, de faire des courses chez son pote et de nous laisser en plan sous le soleil de Kaolack, accompagnés des mouches de cet endroit aux confondantes allures de ville de merde. Faire la route est aussi pour nous l’occasion de rencontrer les autorités locales. Le Sénégal possède en effet une conception très aboutie du rôle de policier, gendarme, militaire et autres marioles en uniforme-lunettes de soleil pour faire plus classe. Arrêté 2 fois par heures en moyenne, le flic se pointe avec un air important, demande les papiers, jette un coup d’œil professionnel dans la cabine, et laisse repartir le car comme si de rien était. Il empochera fièrement au passage un billet de mille francs et continuera son travail d’utilité publique toute la journée, sauf bien sur à l’heure de la sieste.
Banjul
Gambie, putain de Gambie. Qu’est ce qu’on foutait encore en Gambie. 2 heures qu’on poireaute sous le cagnard, au bord d’un fleuve vaseux et puant. La sueur qui dégouline sur les visages, les guêpes qui rodent avidement autour des tas d’ordures, cette putain de poussière rouge qui colle à la langue, et ce pays de merde qu’a rien à foutre là où il est…
Elinkmine
Notre gonzo journaliste et son fidèle assistant, qui préféreront pour l’occasion garder l’anonymat et que nous appellerons pudiquement Pierre Bissap et Steven Bouye, choisissent Elinkine, Casamance, comme lieu de leurs investigations. Avec pour objectif avoué un reportage sur la pêche au requin. Guidés par leur sens aigu de l’enquête, nos héros se rendent au débarcadère dans l’espoir de rencontrer un de ces valeureux pêcheurs. Ici, nos reporters sans peur et sans reproches font la découverte d’une curieuse spécialité culinaire : la raie pourrie. Raie guitare s’il vous plait. Une odeur simplement indéfinissable, en tout cas sacrément atroce, entrant haut la main dans le top trois des odeurs gerbantes. Et une question, la plus journalistiquement pertinente de la journée : « mais comment vous faites pour bouffer ça ? – Boaf c’est les ghanéens, ils sont pas comme nous ». Traumatisés par cette expérience viscérale, les deux B décident dans un sursaut de lucidité, d’aller boire au Fromager, camp de base de cette ambitieuse expédition.
Plus tard, attirés par le son d’une musique étrange, nos courageux amis se retrouvent au beau milieu d’une folle soirée. Rarement motivé par la perspective de draguer des gamines de 13 ans, Steven Bouye prend stratégiquement position entre le bar et la sortie de secours, tandis que Pierre Bissap, aventurier du réel, entame un zouk digne des plus enflammées boumes de colonies de vacances. Il viendra plusieurs fois motiver son compère dans l’espoir de le sortir de sa catatonie. Extraits : « Mais vas y prends en une, elles sont là pour ça, tu vas bander ! » ou encore « c’est bon de frotter sa bite contre la cuisse d’une sénégalaise ». Finalement, Bissap repartira avec la nièce du propriétaire du Fromager, et Bouye, résistant à la crise cardiaque lorsque la demoiselle lui avoua sans sourciller être en quatrième, succombera à la pédophilie ambiante.
Handicapés par les pannes de réveil à répétition, nos journalistes au jus de fruit prennent sagement la décision d’aller glander 3 jours à la plage, histoire d’enterrer définitivement un reportage déjà mal barré.
lundi 17 décembre 2007
Son of Sam

On était tranquille on était peinard, on picolait une bibine, le catch est entré dans le bar et c'etait parti pour la grosse mine.
Accompagnés du chauffeur d'un ministre, du cuisinier du président, d'un rappeur en devenir, de l'attaché de presse d'un ministére et de l'incontournable cousin de babakar gueye, nous etions en bonne position pour passer une bonne soirée old school.
Buvons. Discutons un peu politique. Digressons sur la ridicule taille de notre président, sur l'age indeterminé du leur. Disons des trucs de sénégalais ("allez les gars on est tous fréres quoi"). Buvons. Fumons...
A l'issue de quoi, plusieurs interrogations fondamentales surgissent.
Quand on s'installe tranquille quelque part pour boire une binouse, quelqu'un vient il forcement pour mendier une canette? (extension: putain il nous foutent jamais la paix ces cons?)
Les sénégalais sont ils vraiment ce qu ils prétendent être?
Les reunions de négros dégénérent elles forcément en baston générale (sinon en empoignade hargneuse)?
jeudi 13 décembre 2007
Oui oui au pays des bamboulas
Bon là je pourrais traduire en anglais pour nos amis anglophones, mais faut pas trop pousser quand même.
mercredi 12 décembre 2007
Dakar

Quand même, je suis en voyage. Il faut en parler un peu.
Dakar, ville de lumiére. mais, sénégalaisement, avec pas mal de coupures de courant.
Dakar le chantier. la plus belle corniche du monde un jour, de l'afrique le lendemain, puis de l'afrique de l'ouest, du sénégal, de Dakar.
Dakar qui entre dans le troisiéme millénaire, avec une autoroute a péage terminée inch allah en 2005. Il y a même des passerelles pour faire traverser les piétons.
Dakar, ses chauffeurs de bus qui s'arretent faire leurs courses. Ses embouteillages a moins dix ans d'esperance de vie par heure. Ses cartes postales de la BCAO, son sens du tourisme, ces gens qui se tiennent la bite en marchant, son odeur de canal IV.
Dakar, c'est la ville des crottes de nez. Jamais d'aussi beaux specimens, à la texture et la couleur incomparables, n'etaient sorti de nos modestes narines toubabes.
Dakar, ville des blanbecs qui font des blogs absurdes. Quelques adresses qui vallent le detour:
http://annabelle.over-blog.org/
http://moya-in-dakar.blogspot.com/
mention spéciale à http://www.djedjeletoubab.com/. Fallait oser quand même.
"Dakar, je l'aime autant que je le deteste". Et des années d'études en école de commerce pour en arriver là.
Dakar, où je vais continuer a me perdre encore un mois.
mardi 11 décembre 2007
La pèche à la palagrotte
vendredi 30 novembre 2007
Tiens voila du boudin

Passé l'euphorie des premiers jours, tenir un blog se révéle bien plus ardu qu'il n'y parait. En effet, si certaines personnes ont toujours quelque chose a dire, ou estiment que leurs piteux etats d'esprit meritent de passer a la postérité, d'autres preféreront la jouer réaliste et, séchement, conclure: "merde putain mais j'ai vraiment rien a dire". La preuve.
Overdose d'iepien
Corporation peu fréquentée jusqu'alors, les étudiants en sciences politiques sont légions à Dakar. ou alors le hazard facetieux me les aura tous fichu entre les pattes en moins d'une semaine. Au debut forcement on est tollerant (voire amoureux). on se dit: "c'est des gens comme les autres, ils sont juste un peu trop intelligents, un peu trop ambitieux". mais un beau jour la goutte d'eau fait deborder le vase. On tombe sur un specimen au caractére un peu trop affirmé qui nous fait rapidement oublier toutes nos bonnes résolutions.
le sourire de convenance, l'amour du métier, le vocabulaire riche et la verve des gens qui n'ont rien a dire, le sujet se permet des jugements socio-politiques de portée planétaire a tire-larigot, pour le plus grand bonheur de ses contemporains ebahis, ou alors juste bourrés. Je ne reviendrais pas ici sur la teneur du discours, m'etant depuis longtemps habitué en de telles circonstances a garder un profil bas pas trop loin du bar. n'empeche que notre opinion est desormais belle et bien faite. Pertinence et curiosité trop scolaires, politiquement correct et pensée nouveau centre, usage de la premiére personne du pluriel, "et toi qu'est ce tu fais dans la vie" placé redibitoirement dans les trois premiéres minutes de la conversation, et un joli "bon j'y vais j ai une tonne de boulot demain". voila qui scellera pour de bon le sort de la pisseuse.
(mais attention, je vous vois venir. Gardons tout de même a l'esprit une phrase d'un célébre intellectuel lensois. Il est bien evident qu'il "y'en a des biens". putain je me degoute a faire ce genre de mise en garde. j'ai l'impression d'être un iepien.)
Manifeste pour une stabilité affective
s'il vous plait les filles arretez d'ecouter des trucs comme cat power ou elliot smith. vous savez même pas ce que vous faites. Je sais pas moi, essayez david guetta ou m pokora. Franchement ça m'arrangerait.
Et encore un message personnel:
"avant de vomir mes adieux
et de m'ecrouler comme un vieux poivrot
mon tout dernier regard
se portera sur tes yeux"
jeudi 29 novembre 2007
mercredi 28 novembre 2007
New moon

« Talking to no one is strange/
talking to someone is stranger/
you might be in danger yeah/
if you say too much in this world »
Bon il faut quand même que j'explique deux trois trucs avant d'exposer des théories fumeuses sur le destin de l'humanité. Je me trouve présentement au senegal. Ici je me présente habituellement comme un vulgaire touriste en sandales, et je dois dire que je suis plutot credible dans le role.
Dans ma vie, j ai deja essayé de sauver le monde plusieurs fois, malheureusement sans succés. Ma carriére de joueur de foot s'est arrétée net le jour ou on m'a lachement piqué mes chaussures. Pour le plus grand malheur de mes contemporains, je souffre du syndrome du « coeur d'artichaut », qui provoque des coups de foudre amoureux intempestifs, et généralement sans espoirs de satisfaction. Passé le stade des présentations, il faut en venir aux choses sérieuses. Putain je sais pas par ou commencer.
Moustiquaire
Moustiquaire, cabane de mon enfance, temple inviolable, cocon rassurant
Tu me tiens hors des nuées, loin du danger piquant
Moustiquaire, nid douillet solitaire
Tu combles mes nuits d'abandon
De celle qui t'est passée entre les mailles.
ok je vous avez promis du fiel et la bing, une poésie empreinte de mélancolie, d'espoir et de beauté vous tombe dessus. C'est parce que je suis un homme total. Je ne contrôle pas mes elans de lyrisme.
The man who sold the world (Ju saves the république, part one)
Cocktail avec l'ambassadeur. En l'honneur des tirailleurs sénégalais. Tu m'etonnes on peut bien boire un coup a leur santé. Une assemblée de costards, de vieux et de militaires. Un vieux con decrepit s'adresse a mon secretaire personnel, accessoirement comptable de l'institut français de Dakar.
« bonsoir, je suis monsi...
-je vous connais on s est deja vu plusieurs fois ce mois ci. Apparement vous, vous ne me reconnaissez pas (le tout avec un somptueux air hautain tout a l'honneur de notre héros natif de la côte sainte catherine)
-mais je ne vous permet pas... »
allez dégage.
Je ne dis pas que ce n'est pas avec ce genre de comportement que certains jeunes stigmatisent la tranche d'age toute entiére par leur desinvolture et leur manque de respect. mais quand même.
On va pas se mettre a faire des courbettes a un abruti sous le falacieux pretexte qu'il ne lui reste que moins d'une demi decenie a vivre. Et c'est surtout pas le titre fictif de co directeur adjoint d'un quelconque et inepte departement à l'ambassade qui inspirera chez nous une soudaine admiration à l'encontre d'un type manifestement en besoin de reconnaissance. Faut dire que c'est sa femme qui lui a trouvé son poste, qu'il est payé comme 10000 sénégalais (cumulés) et que son incompétence ne fait aucun doute (il suffit juste de voir sa tronche).
La suite de la soirée du pauvre bougre (paix a son ame, peut etre) fut un long chemin de croix. Aprés plus d'une heure de discussion sur le théme « vous ressemblez a Claude Berry, c'est mon cousin mais on ne se voit que pour les grandes occasions: mariage, enterrement... » avec un type qui lui tient manifestement la jambe, le vieux con fulminant entreprend une campagne de destabilisation auprés des collégues de mon renégat de secrétaire. Malheureusement pour cet éminent ponte de rien du tout, le valeureux comptable sait se faire des amis. A l'heure actuelle encore vert de rage (ou mort), il doit toujours checher un moyen de se venger de l'affront public dont il fut l'objet. C'est sur que c est pas avec ces peigne-culs de l'ambassade qu il doit avoir l'habitude de rencontrer une quelconque opposition.
Message personnel
« Avant de perdre la face
et de m'eteindre comme un vieux mégot
mon tout dernier regard, se portera sur tes fesses ».
