Cyberculture mon amour

Jacques Derrida avait raison. tot ou tard l'humain ne sera qu un ramassis de circuits imprimés qui pisse et qui chie. aujourd'hui je franchis le pas, pour le plus grand bonheur de l'humanité médusée. je deviens le cyborg des mythes post modernistes, avec une partie de moi desormais archivée dans une putain de carte mére quelque part dans le monde.
je profiterais de ce lieu d expression pour evacuer mon fiel proverbial (spéciale dedicace au mitter: va t'faire enculer gros) et ainsi me soulager d'un poids que je supporte depuis trop longtemps.
ici, foin d analyse pompeuse sur telle ou telle situation merdique, foin de faux semblants, de langue de bois, d'indignation feinte. l'expression de ma revolte est personnellement salutaire et ne regarde que moi.



"allez au diable, je m'appelle Samuel Hall, je vous deteste tous."

lundi 7 janvier 2008

Mise au point

N'ayons pas peur de nous répéter, tenir un blog n'est pas chose facile. Et nos trop longues périodes d'absence sont bien souvent le reflet de notre incessant questionnement vis a vis du médium, de l'angoisse de l'écran blanc. Nous devons ici tenir compte des deux acteurs présents dans le processus d'écriture : celui qui écrit et celui qui lit.

En ce qui nous concerne, nous essayons a tout prix de ne pas sombrer dans la caricature de blog, journal intime pré-adolescent, carnet de théories fumeuses, auto hagiographie. Mais nous privilégions aussi l'exercice catharsique, et comme sous entendu dans notre introduction, l'utilisation de cet espace pour thérapie personnelle. A ce stade, nous pouvons relever certains abus. Ainsi, nous ne sommes pas très fier de certains passages des fascinantes aventures de Pierre Bissap, résonant parfois comme de lâches et injustes règlements de compte. Nous nous excusons donc (mais encore une fois lâchement) auprès de l'interessé.
Le lectorat pose aussi question. Il est bien difficile de ne pas sombrer dans l'autocensure permanente et ainsi passer sous silence les épisodes que nous avons du mal à assumer, même si nous n'avons formellement aucune obligation d'honnêteté. Saluons au passage le courage dont nous faisons preuve à dire autant de gros mots même si maman lit des fois. Notons d'autre part que nous avons la décence de ne pas activer la modération des commentaires, procédé indigne s'il en est et preuve incontestable de la lâcheté de l'auteur (n'est ce pas M.?). En fait je crois que cette phrase veut dire : "allez y les gars envoyez les com' qu'on rigole un peu!".
Voila, je crois que nous avons terminé avec cette laborieuse mise au point, et je m'excuse auprès de ceux qui auront eut le courage de terminer cette lecture assez chiante. En réalité, si nous en sommes arrivé là, c'est que nous sommes piqué au vif, vexé comme un pou, énervé comme pas possible par l'inhérente connerie d'une catégorie de personne qui perd rien pour attendre.

Pour un blanc, se retrouver en Afrique, c'est l'occasion d'être exposé a une multitude de dangers. Agressions en tout genre, arnaques, maladies, guerre civile... tous ces maux dûment répertoriés dans le guide du routard. Mais il est un risque qui ne figure sur aucun guide, c'est le soudain accès de connerie, résurgence d'une prédisposition latente prenant toute sont envergure sur la bonne terre d'Afrique. En effet, nous aurons pu remarqué combien les blancs sont ici surévalués, et combien certaines personnes qui n'aurait pas la moindre chance de se faire une place au soleil en Europe font ici preuve d'une réussite insolente. Agents administratifs curieusement promu co-sous-directeur-adjoint, gros(ses) moches enchaînant les conquêtes, pauvre le devenant un peu moins because coût de la vie, inadaptés chroniques soudainement heureux comme des papes... Ce processus que nous aurons peut être le loisir de détailler plus tard atteint profondément certains blancs, qui commence a se la jouer sévère avec leur sentiment d'avoir découvert le sens de la vie une fois chez les negros. Ils sont ailleurs qualifiés de "gros cons" ( http://www.senegalaisement.com/senegal/consconnes_senegal.php , article que je vous invite à lire derechef pasque c'est quand même rigolo).
C'est donc le moment d'un règlement de compte personnel dont je ne suis d'avance pas très fier (lâcheté oblige) mais qui fait du bien quand même.

Hier, coup de téléphone de mon bienheureux colocataire.
"Et sinon t'as vu le blog du fléché?
-Ouais bon c'est un peu rigolo... mais quand même je trouve ça ridicule ces gens qui font des blogs. En plus le Sénégal, c'est pas vraiment l'Afrique. C'est pas le Kenya quoi..."
Tout est dit. Sacrifiant une fois de plus à son inhérente prédisposition a se foutre outrageusement de la gueule du monde, mademoiselle se permet de m'adresser la plus vile des critiques. Tu as raison, ton avis m'intéresse. C'est vrai ça me passionne les gens qui ose se la péter autant parce que leur vie est tellement plus passionnante que celle des autres. C'est vrai, c'est tellement plus cool de vivre en Afrique, c'est tellement plus courageux de vivre au crochet des autres. C'est vrai, nous autres authentiques blanbecs on y connaît rien de rien à la générosité, à l'authenticité, à l'humanisme... Nous autres en Europe c'est que matérialisme et compagnie, c'est chacun pour soit, c'est l'hypocrisie a tous les étages... Du haut de son piédestal made in papa et maman et en toute impudence, on se permet une fois de plus de nous assener a coup de phrases anodines son plus profond égocentrisme et son sentiment de supériorité le plus injustifié. Par exemple ça te péterait le cul de demander a un type que t as pas vu depuis 2 ans et qui prend la peine de te souhaiter la bonne année (même si c est super ringard hein?) "comment ça va?". Ha bin non j'imagine que ça aussi c'est ringard hein? Non mais faudrait p'tet' voir à arrêter de se foutre du monde mademoiselle. Quand on est con c'est dans tous les pays.

Vous comprendrez donc que je n'accepte magnanimement aucune critique, comme ça c'est beaucoup plus simple. Et que je déteste ces blancs qui prennent tous les autres de haut sous prétexte que leur vie en Afrique c'est l'aventure, l'authenticité et tout le bataclan. En vérité, c'est juste plus facile quand on habite loin de toute responsabilité et que le pognon tombe du ciel par un miraculeux concours de circonstances. Et je sais de quoi je parle.


J'oubliais...

Cette mise au point est aussi l'occasion pour nous de vous souhaiter à toutes et à tous mes chers lecteurs, une bonne année 2008 même si une étude scientifique sérieuse révèle que tout devient de plus en plus merdique au fur et a mesure du temps. Alors paix, prospérité et tout et tout.

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