Cyberculture mon amour

Jacques Derrida avait raison. tot ou tard l'humain ne sera qu un ramassis de circuits imprimés qui pisse et qui chie. aujourd'hui je franchis le pas, pour le plus grand bonheur de l'humanité médusée. je deviens le cyborg des mythes post modernistes, avec une partie de moi desormais archivée dans une putain de carte mére quelque part dans le monde.
je profiterais de ce lieu d expression pour evacuer mon fiel proverbial (spéciale dedicace au mitter: va t'faire enculer gros) et ainsi me soulager d'un poids que je supporte depuis trop longtemps.
ici, foin d analyse pompeuse sur telle ou telle situation merdique, foin de faux semblants, de langue de bois, d'indignation feinte. l'expression de ma revolte est personnellement salutaire et ne regarde que moi.



"allez au diable, je m'appelle Samuel Hall, je vous deteste tous."

vendredi 30 novembre 2007

Tiens voila du boudin


Passé l'euphorie des premiers jours, tenir un blog se révéle bien plus ardu qu'il n'y parait. En effet, si certaines personnes ont toujours quelque chose a dire, ou estiment que leurs piteux etats d'esprit meritent de passer a la postérité, d'autres preféreront la jouer réaliste et, séchement, conclure: "merde putain mais j'ai vraiment rien a dire". La preuve.

Overdose d'iepien

Corporation peu fréquentée jusqu'alors, les étudiants en sciences politiques sont légions à Dakar. ou alors le hazard facetieux me les aura tous fichu entre les pattes en moins d'une semaine. Au debut forcement on est tollerant (voire amoureux). on se dit: "c'est des gens comme les autres, ils sont juste un peu trop intelligents, un peu trop ambitieux". mais un beau jour la goutte d'eau fait deborder le vase. On tombe sur un specimen au caractére un peu trop affirmé qui nous fait rapidement oublier toutes nos bonnes résolutions.
le sourire de convenance, l'amour du métier, le vocabulaire riche et la verve des gens qui n'ont rien a dire, le sujet se permet des jugements socio-politiques de portée planétaire a tire-larigot, pour le plus grand bonheur de ses contemporains ebahis, ou alors juste bourrés. Je ne reviendrais pas ici sur la teneur du discours, m'etant depuis longtemps habitué en de telles circonstances a garder un profil bas pas trop loin du bar. n'empeche que notre opinion est desormais belle et bien faite. Pertinence et curiosité trop scolaires, politiquement correct et pensée nouveau centre, usage de la premiére personne du pluriel, "et toi qu'est ce tu fais dans la vie" placé redibitoirement dans les trois premiéres minutes de la conversation, et un joli "bon j'y vais j ai une tonne de boulot demain". voila qui scellera pour de bon le sort de la pisseuse.

(mais attention, je vous vois venir. Gardons tout de même a l'esprit une phrase d'un célébre intellectuel lensois. Il est bien evident qu'il "y'en a des biens". putain je me degoute a faire ce genre de mise en garde. j'ai l'impression d'être un iepien.)


Manifeste pour une stabilité affective


s'il vous plait les filles arretez d'ecouter des trucs comme cat power ou elliot smith. vous savez même pas ce que vous faites. Je sais pas moi, essayez david guetta ou m pokora. Franchement ça m'arrangerait.

Et encore un message personnel:

"avant de vomir mes adieux
et de m'ecrouler comme un vieux poivrot
mon tout dernier regard
se portera sur tes yeux"

jeudi 29 novembre 2007

François Truffaut


"la vie est faite de morceaux qui ne se joignent pas."

mercredi 28 novembre 2007

New moon



« Talking to no one is strange/
talking to someone is stranger/
you might be in danger yeah/
if you say too much in this world »



Bon il faut quand même que j'explique deux trois trucs avant d'exposer des théories fumeuses sur le destin de l'humanité. Je me trouve présentement au senegal. Ici je me présente habituellement comme un vulgaire touriste en sandales, et je dois dire que je suis plutot credible dans le role.

Dans ma vie, j ai deja essayé de sauver le monde plusieurs fois, malheureusement sans succés. Ma carriére de joueur de foot s'est arrétée net le jour ou on m'a lachement piqué mes chaussures. Pour le plus grand malheur de mes contemporains, je souffre du syndrome du « coeur d'artichaut », qui provoque des coups de foudre amoureux intempestifs, et généralement sans espoirs de satisfaction. Passé le stade des présentations, il faut en venir aux choses sérieuses. Putain je sais pas par ou commencer.


Moustiquaire


Moustiquaire, cabane de mon enfance, temple inviolable, cocon rassurant
Tu me tiens hors des nuées, loin du danger piquant
Moustiquaire, nid douillet solitaire
Tu combles mes nuits d'abandon
De celle qui t'est passée entre les mailles.



ok je vous avez promis du fiel et la bing, une poésie empreinte de mélancolie, d'espoir et de beauté vous tombe dessus. C'est parce que je suis un homme total. Je ne contrôle pas mes elans de lyrisme.


The man who sold the world (Ju saves the république, part one)


Cocktail avec l'ambassadeur. En l'honneur des tirailleurs sénégalais. Tu m'etonnes on peut bien boire un coup a leur santé. Une assemblée de costards, de vieux et de militaires. Un vieux con decrepit s'adresse a mon secretaire personnel, accessoirement comptable de l'institut français de Dakar.
« bonsoir, je suis monsi...
-je vous connais on s est deja vu plusieurs fois ce mois ci. Apparement vous, vous ne me reconnaissez pas (le tout avec un somptueux air hautain tout a l'honneur de notre héros natif de la côte sainte catherine)
-mais je ne vous permet pas... »
allez dégage.
Je ne dis pas que ce n'est pas avec ce genre de comportement que certains jeunes stigmatisent la tranche d'age toute entiére par leur desinvolture et leur manque de respect. mais quand même.
On va pas se mettre a faire des courbettes a un abruti sous le falacieux pretexte qu'il ne lui reste que moins d'une demi decenie a vivre. Et c'est surtout pas le titre fictif de co directeur adjoint d'un quelconque et inepte departement à l'ambassade qui inspirera chez nous une soudaine admiration à l'encontre d'un type manifestement en besoin de reconnaissance. Faut dire que c'est sa femme qui lui a trouvé son poste, qu'il est payé comme 10000 sénégalais (cumulés) et que son incompétence ne fait aucun doute (il suffit juste de voir sa tronche).

La suite de la soirée du pauvre bougre (paix a son ame, peut etre) fut un long chemin de croix. Aprés plus d'une heure de discussion sur le théme « vous ressemblez a Claude Berry, c'est mon cousin mais on ne se voit que pour les grandes occasions: mariage, enterrement... » avec un type qui lui tient manifestement la jambe, le vieux con fulminant entreprend une campagne de destabilisation auprés des collégues de mon renégat de secrétaire. Malheureusement pour cet éminent ponte de rien du tout, le valeureux comptable sait se faire des amis. A l'heure actuelle encore vert de rage (ou mort), il doit toujours checher un moyen de se venger de l'affront public dont il fut l'objet. C'est sur que c est pas avec ces peigne-culs de l'ambassade qu il doit avoir l'habitude de rencontrer une quelconque opposition.


Message personnel


« Avant de perdre la face
et de m'eteindre comme un vieux mégot
mon tout dernier regard, se portera sur tes fesses ».